Le MBA, un succès bien mérité ?
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Le MBA, un succès bien mérité ?
« Sésame, ouvre-toi ! » : pour beaucoup d’étudiants et de salariés, le MBA est la voie tracée vers la réussite. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Est-ce que tous les MBA se valent ? Pour qui sont-ils le plus efficients ?
Regards sur un diplôme très très réputé.
Les MBA (Master of Business Administration) sont à la mode. Formations généralistes de haut niveau à la gestion d’entreprise, ils ont une notoriété retentissante dans un contexte de mondialisation de l’économie. En effet, par essence, le MBA est international : les enseignements se font majoritairement, voire exclusivement, en anglais, les équipes d’enseignants se veulent multiculturelles, les étudiants proviennent de différents pays, les problématiques managériales sont traitées de façon globale... Les entreprises recherchent donc les titulaires de MBA capables de s’adapter aux différents marchés. Détenir le diplôme c’est s’assurer par conséquent une progression de carrière et une augmentation de salaire d’environ 30%. Un diplômé MBA gagne entre 60 000 et 80 000 euros bruts par an.
Scientifiques, ingénieurs, littéraires mais aussi managers convoitent donc ce diplôme prestigieux réputé dans le monde entier. Les grandes écoles se bousculent sur le marché pour les satisfaire et leur offrir des formations de pointe à un prix...très onéreux. Il faut savoir que le prix d’un MBA oscille entre 10 000 et 40 000 euros par an ! Alors, c’est sûr, l’individu intéressé ne devra pas se tromper dans ses choix. Un choix minutieux.
Or, tous les MBA ne se valent pas car ils ne sont pas des diplômes d’état. N’importe quelle école peut décider de lancer un programme. C’est pourquoi, le marché de l’offre est très éclectique. La presse britannique, américaine et même française publie chaque année des classements sur les meilleures formations. Attention cependant aux contradictions car les médias n’utilisent pas tous les mêmes critères de sélection !Par ailleurs, faire un MBA s’inscrit dans un projet professionnel. Sinon le candidat risque de suivre une formation qui au bout du compte ne lui servira pas à grand-chose. Dans un but de création ou d’implantation d’entreprise à l’étranger, il vaudra mieux suivre un programme qui a des partenariats d’échange avec les universités du pays concerné. Connaître la culture d’un pays est un plus pour s’attaquer ensuite à son marché intérieur.
A l’heure actuelle il existe toutes sortes de MBA, pour tous les goûts. Les MBA spécialisés ajoutent à l’enseignement généraliste des matières pointues sur un secteur d’activité ou une fonction de l’entreprise. Par exemple, l’ESSEC a lancé le MBA en management international des marques du luxe tandis que Bordeaux Ecole de management a crée le Wine MBA pour le management du vin.Enfin, il faut également savoir que le format du MBA peut varier. Il peut se préparer à temps plein (full time) en un ou deux ans, à temps partiel (part time) et même à distance. Le mode d’apprentissage choisi n’influence pas la qualité des enseignements. La durée des études varie, selon les formules, de 9 mois à 2 ans. Executive MBA : une notoriété incontournable.
L’Executive MBA s’adresse aux cadres qui justifient d’une expérience professionnelle de 10 ans. Les cours sont répartis en fin de semaine et le week-end pour leur permettre de continuer à exercer leur activité professionnelle. Il s’effectue donc à temps partiel, à la différence du MBA classique, programme à temps plein pour les salariés ayant environ 5 ans d’expérience professionnelle. Généralement l’entreprise n’hésite pas à financer partiellement ou totalement l’Executive MBA. Elle y trouve son compte en permettant d’améliorer le potentiel du cadre qui occupe un poste-clé. D’ailleurs, les études de cas traitent la plupart du temps des problématiques de l’entreprise au sein de laquelle le candidat exerce ses fonctions.
Efficace après une expérience professionnelle. Comme pour tout, c’est lorsque l’on est prêt que l’action porte ses fruits. Si le marché s’est ouvert aux jeunes diplômes (pour postuler il doivent avoir un bac+4/5 au minimum), il n’est pas nécessaire d’être précoce. D’ailleurs, nombre de formations continuent à exiger lors de la sélection des candidats une expérience professionnelle conséquente. Ces derniers sont en mesure de comprendre les concepts du management en finance, économie, droit, marketing, RH...Plus matures, ils ont déjà acquis des aptitudes au management et peuvent tirer profit d’une formation de haut niveau. Les juniors étant plus scolaires, il leur est difficile de mettre en application des cas concrets de problématiques d’entreprise. Mais bon, tout le monde peut essayer de tirer son épingle du jeu.
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